Plantes et arbres ne sont pas aussi morts qu’ils le laissaient penser

 

Hasard du calendrier ou non, plusieurs organisations non-gouvernementales ont aujourd’hui publié les conclusions d’études préliminaires menées sur des organismes végétaux recueillis aux quatre coins du globe et que l’on pensait jusqu’ici touchés par un parasite ou une maladie. Leurs résultats sont stupéfiants. Il semblerait en effet que les plantes, bien qu’offrant toutes les apparences de la pourriture et du dessèchement, puissent continuer d’être consommées.

 

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RDECOM — Flickr CC-BY

 

C’est en observant les conséquences — ou plutôt l’absence de conséquences — de l’épidémie soudaine sur la faune sauvage que les scientifiques ont eu la puce à l’oreille : face à une telle extinction, il aurait semblé logique que les espèces herbivores meurent de faim les unes après les autres, entraînant dans le trépas leurs prédateurs naturels. Or, rien n’a changé dans le monde animal : les phytophages continuent de consommer leur ration de feuillage sans manifester le moindre trouble ni même la moindre gêne. On connait pourtant la méfiance instinctive des animaux à l’égard de la nourriture corrompue. Il semblerait donc qu’il faille chercher la réponse ailleurs.

De ce que l’on sait aujourd’hui — et que l’on peut constater un peu partout dans le monde —, les arbres et les plantes donnent l’impression d’être morts sans l’être tout à fait. Les feuilles tombées ont beau être sèches, elles ne se délitent pas et ne pourrissent pas non plus une fois tombées. L’herbe est grise et cassante, mais les vaches continuent de la brouter comme si de rien n’était sans renâcler.

Mais les choses se compliquent quand il s’agit de l’homme : si les chercheurs insistent sur le caractère parfaitement comestible des végétaux corrompus et sur la pérennité de leurs qualités nutritives, leur goût laisse à désirer : selon William Janssen du laboratoire Bayer à Lyon (France), « autant mâcher de la cendre ». On croit volontiers les français lorsqu’il s’agit de gastronomie et on imagine que la séance de dégustation n’était pas digne d’un restaurant étoilé.

Il s’agit néanmoins d’une bonne nouvelle pour ceux qui avaient peur de mourir de faim. C’en est également une pour les industriels de l’alimentation, qui vont devoir imaginer de nouvelles sauces pour nous faire passer le goût charbonneux des végétaux incriminés en attendant que soit trouvée une solution.